
En septembre, Unîmes et le lycée agricole de Rodilhan lançaient la première licence oenotourisme Cette année, Camille et Stéphane apprennent l'anglais professionnel, suivent des cours de politique culturelle, de gestion marketing, font de l'analyse de terroir, de l'esthétique, de la communication. De l'informatique et des dégustations de vins aussi. Le mélange des genres est assez rare et pour cause : ils appartiennent à la première promotion de la seule licence d'oenotourisme en France. Et ça se passe au lycée agricole de Rodilhan.

Photo Stéphane Barbier/Midi Libre
Issus pour la plupart de BTS (viticulture, oenologie, tourisme, technico-commercial...), les vingt étudiants retenus (sur trente-cinq dossiers déposés) doivent mener en parallèle de la formation un projet tutoré. Certains travaillent sur la création d'un centre culturel du vin à Bagnols, sur la fusion des caves de Jonquières-Saint-Vincent, d'autres sur un Salon de l'agriculture... Pour cette licence professionnalisante qui doit faire ses preuves en quatre ans (c'est le délai accordé à l'université par le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche), les responsables ont voulu équilibrer théorie et pratique. Ici, 25 % des intervenants sont des professionnels du vin ou du tourisme. Arianne Branger explique : « Notre volonté est de former des diplômés polyvalents et surtout expérimentés. » Les jeunes, qui alternent entre les amphithéâtres de Vauban à Nîmes et le lycée de Rodilhan, se disent motivés : leur licence se termine par un stage de trois mois qui, pour certains, est déjà assuré de se transformer en emploi.
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