qui nous a fait découvrir deux propriétés : Mathieu à Châteauneuf-du-Pape et La Mordorée à Tavel.
Une journée de rêve avec des dégustations mémorables : et qui doit beaucoup au sens de l'organisation de Marc Jonas et à sa connaissance approfondie et enthousiaste des terroirs et des vignerons.
Nous recommencerons !

Les galets de Châteauneuf-du-Pape et le paysage sublime
depuis le plateau de Montredon.

Marc Jonas explique à notre petit groupe - attentif - les richesses
et les spécificités du terroir.

La dégustation des vins du domaine Mathieu avec la bonne surprise
d'un blanc "Marquis Anselme Mathieu" 100% Clairette.
D'habitude on ne vient pas à Chateauneuf pour ses blancs
(qui représente à peine 6% des surfaces plantées), mais celui ci mérite une légère infidélité.

Autre ambiance quelques heures plus tard : le caveau de dégustation du domaine la Mordorée
qui est souvent cité pour l'excellence de ses vins (Châteauneuf-du-Pape, Tavel, Lirac, Côtes du Rhône) et l'exemplarité de ses méthodes de culture et de vinification. Un grand moment de plaisir ...

... et de bonne humeur !

Le vignoble de Tavel, à une vingtaine de kilomètres à vol d'oiseau de
Châteauneuf-du-Pape.

Un article de la revue des Vins de France sur le parcours proposé par Marc Jonas.
Pour le contacter, vous trouverez toutes les coordonnées sur son site
http://www.chemins-vignerons.com/
1 commentaires:
Difficile de résumer en quelques lignes le déferlement d'émotions que cette journée a provoqué. Essayons tout de même.
La visite a débuté par un rdv matinal devant le palais des papes illuminé par un soleil blanc de printemps. Cette mise en condition m'a galvanisé, annonciatrice d'une grande expérience sensorielle imprégnée de l'Histoire. Il fallait y penser.
La lumière. Elle est là, partout. Blanche et aveuglante sur les calcaires (déjà en cette saison!). Chaude et prometteuse dans les galets virant à l'ocre. Sans elle, le nectar du Montredon et de ses environs ne serait pas.
Le vent. Maître des lieux. Aux adjectifs si nombreux qu'on le sait indispensable. Il donne la lumière, chasse les nuages, chérit la vigne qu’il ménage. Sans lui, le nez et le palais des papes n'auraient pas versé dans le schisme. C'est évident.
C'est là toute la poésie de cette terre de Sud. Rude et lumineuse. Bordée par le fleuve imposant qui rassure.
Onze heures. C'est l'heure du vin. Le nez et les papilles n'attendent que ça. Impérieuses. Il faut satisfaire la nature. Le domaine Mathieu nous ouvre sa simplicité d’accueil et sa complexité de métier de vigneron. 54 parcelles ! Respect ! Un satisfecit pour le Château Anselme. Blanc, si rare dans l’appellation Château Neuf du Pape, au goût verdoyant et unique.
Treize heures. Il est déjà temps de satisfaire d’autres exigences. Une petite terrasse au soleil près de l’église, un repas léger au cœur de soupe au pistou, un vin en carafe très à la hauteur de la réputation du site. Le tour est joué. Le chef étoilé ? C’est notre guide Marc, toujours à l’affut des attentes de son groupe. Grace vous soit rendue, chef !
Seize heures. Tavel. Sur l’autre rive, l'autre continent. Passez par le pont et Roquemaure - le poids de l’Histoire, encore ? Dilemme : Lirac ou Tavel ? Tavel ou Lirac ? Il faut choisir son camp. Car entre ces deux voisins, mâtin, la dispute se tient. Identité, terroir, appellation, chacun défend son bien. Ils sont pourtant si proches ! Nous ne choisirons pas aujourd’hui, tant mieux, car le domaine de la Mordorée joue le parti de réconcilier les deux. Une fusion en quelque sorte, une symbiose, à l’instar de la bécasse qui se marie si bien dans son paysage… qu’on ne la remarque plus. Elle est là, camouflée mais bien vivante. Elle est le paysage. Merci au vigneron qui s’inspira si joliment de cette image de l'oiseau qu’il en retint le nom pour son domaine et les nuances pour ses rosés, ses rouges et ses blancs. Sa reine des bois 2007, mon préféré, mérite ô combien sa réputation ! Avec un gigot à la provençale, on doit approcher le ciel.
17h30. Retour sur Avignon. Le fleuve est si haut ! Je comprends mieux maintenant une des fonctions du pont : permettre aux amateurs de vin de satisfaire leur passion d’une rive à l’autre dans une danse sans fin.
L'homme en jaune canari (sur la photo).
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