La licence oenotourisme de Nîmes à l'honneur dans le magazine l'Expansion

Les traditionnelles visites de caves sont désormais concurrencées par les "wineries", ces complexes dédiés au vin, avec animations, boutiques, restaurants et hôtels de luxe. Un secteur neuf, en pleine croissance en France.

Un château, un pape, un vin. Une "sainte trinité" que Bernard Magrez, le propriétaire de Château-Pape-Clément, dans le Bordelais, se plaît à cultiver. Car dans ce domaine de prestige, lové au coeur de Pessac, à une vingtaine de kilomètres de Bordeaux, on vient presque moins pour goûter le précieux nectar que pour toucher un mythe : celui de ce vignoble implanté au xiiie siècle par Bertrand de Got, devenu pape en 1305 sous le nom de Clément V et qui pourchassa les Templiers aux côtés de Philippe le Bel. Voilà pour l'histoire, le reste n'est que marketing. Et, dans ce domaine, le maître des lieux sait y faire. Pour 19 euros, le visiteur peut participer à une séance de dégustation, faire le tour des vignes, visiter les chais et, surtout, pénétrer dans le caveau, où le gisant du pape côtoie les jéroboams de grands bordeaux. Pour quelques milliers d'euros de plus, les plus fortunés ont droit au grand jeu : survol des vignes en hélicoptère, balade en Rolls-Royce dans le Bordelais et nuitées au château dans des suites 5 étoiles.

[...]

"Même pour une simple dégustation en cave, il faut savoir parler anglais, disposer d'une salle accueillante, de verres propres, et proposer des horaires suffisamment larges pour recevoir le plus de touristes possible. Or ce n'est pas toujours le cas", regrette Olivier Lebaron. Une professionnalisation qui peut passer par une formation. En partenariat avec un lycée agricole, l'université de Nîmes a créé il y a deux ans la première licence professionnelle d'oenotourisme, ouverte aux étudiants de niveau bac + 2. Pour que le vin fasse réellement partie du patrimoine culturel - et touristique - français, au même titre que le musée du Louvre, Chambord et le Mont-Saint-Michel.

Lire tout :
L'œnotourisme, l'autre façon d'exploiter l'or rouge

0 commentaires: